Prix du disque français de l'Academy du Jazz 2017, artiste de l'année aux Victoires du Jazz 2018, Grand prix du Jazz SACEM 2018, le pianiste autodidacte et non moins talentueux Laurent de Wilde, présentera le 25 juillet prochain son nouvel album "New Monk Trio", enregistré à l’occasion du centenaire de la naissance du génial pianiste et compositeur Thelonious Monk (dont il a par ailleurs écrit la biographie). Il sera accompagné par Jérôme Regard (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie) avec lesquels il a repris et arrangé les compositions de son inspirateur.

 

Laurent De Wilde New Monk Trio★★★

Vous aimez la musique de Thelonious Monk ? Vous adorerez cet album du trio de Laurent De Wilde. Il la décom- pose pour la recomposer à sa manière. Il la réinvente, accentue ses accents rythmiques et bluesy, lui donne un groove imparable. C’est irrésistible. Vous connaissez mal la musique de Thelonious Monk ? Vous adorerez cet album. Laurent and Co donnent à cette musique une fluidité, un flow subtil et enthousiasmant qui la rend plus sensuelle, plus immédiate. Sans jamais gommer l’originalité du pianiste américain. C’est du grand art.

J.-C. V.

 

 Le génial pianiste et compositeur Thelonious Monk aurait 100 ans cette année. C’est peu de dire que sa musique vit encore. Par sa densité intemporelle, jamais elle n’aura semblé plus forte, plus inspirante, plus moderne.

A l’occasion de la sortie du disque New Monk Trio, le groupe de Laurent de Wilde propose une relecture personnelle et originale du répertoire du maître. Les compositions de Monk sont reprises et arrangées pour un trio acoustique de choc composé de Jérôme Regard à la contrebasse, Donald Kontomanou à la batterie et Laurent de Wilde au piano. Ces derniers prouvent ici que sa modernité dépasse les limites du temps et continue d’agiter en profondeur les valeurs essentielles de la musique. Seule exception à la règle du répertoire de ce disque: une composition de Laurent de Wilde en mémoire de Thelonious, Tune for T, qu’il interprète en piano solo.

« En cette année 2017, nous célébrons le centenaire de la naissance du pianiste et compositeur Thelonious Monk. Dire qu’il a joué un grand rôle dans l’histoire du jazz est un euphémisme : à la fois au centre de la révolution collective du bebop tout en étant le chantre incontesté d’un individualisme musical qu’aucun zélote n’arrivera jamais à imiter, son héritage perdure et nourrit chaque nouvelle génération de musicien comme nul autre jazzman ne l’a fait avant ou après lui.

Il y a vingt ans, je publiai un livre sur sa vie et son oeuvre Monk qui connut un chaleureux succès et, depuis lors, il ne s’est passé de mois sans que l’on me demande quand j’enregistrerai un disque dédié à ses compositions. C’était pour moi un réel embarras : après avoir passé une partie conséquente de mon existence à étudier les multiples facettes de son génie et à en partager l’émerveillement avec mes contemporains, il m’était très difficile de me convaincre de la nécessité d’une reprise de ses titres, qui paraphraserait sans grâce l’éblouissante et singulière perfection de ses interprétations.

Mais les années passant, je me suis progressivement habitué à emprunter quelques pièces de son répertoire pour les couler dans l’esprit musical de mon groupe du moment (Off Minor et Jackie-ing en acoustique, Shuffle Boil et Epistrophy en électronique).
Parallèlement, voici vingt ans que mes disques ne contiennent quasiment que des compositions originales - les précédents étaient constitués de standards réarrangés - et je me suis progressive- ment habitué à la sensation d’avoir un son et une couleur à moi qui se retrouvaient dans chacun de mes enregistrements.

C’est dans ce contexte que, voyant arriver la date historique de la naissance de Thelonious, je me suis convaincu que le moment était venu pour moi de lui rendre hommage à ma façon : en reprenant ses mélodies et en les réarrangeant avec ma modeste palette de couleurs personnelle, recomposant parfois sa musique, choisissant pour cela un terrain qui m’est agréable et familier, le trio. Le choix de Jérôme Regard à la contrebasse et Donald Kontomanou à la batterie semblait couler de source.

 

 

Laurent de Wilde