Actif depuis près de vingt ans en solo ou avec son groupe The Hoax, l’Anglais Hugh Coltman, spécialiste de l’hommage (BB King, Chet Baker) s’est fait un nom dans la chanson jazz, mais c’est en langue blues qu’il revient à un répertoire original : une sorte de feel good music d’inspiration nord-américaine,qu’il joue sur scène avec les mêmes instruments (cuivres, basse, piano et batterie) qu’il avait réunis à La Nouvelle-Orléans pour son disque Who’s happy ?.

Les soupirs caverneux du soubassophone, ténor des fanfares, et la virée du trompettiste dans la fosse, sont autant de clins d’oeil aux marching bands du Mississippi. 

Le swing est solaire, presque joyeux. Voix de crooner et banane (capillaire) de rockeur, le quadra so british cultive un blues de charme.

Entre une échappée folk et une envolée soul, un standard d’Ella Fitzgerald, un rhythm’n blues vaudou des sixties et un duo créole avec Mélissa Laveaux, il converse avec humour et tendresse.

Télérama

 

Who's Happy ? Une question dont la réponse est immédiate : bonheur.

On est embarqué, enjolé par son swing flamboyant façon Cab Calloway (Civy Street), son jazz New Orleans ultra modernen son rhytm'n'blues effervescent (It's your Voodoo Working) mais c'est au battement d'un cœur que l'on réagit d'abord. Hugh Coltman qui a mal a son passé, se réconforte dans une paternelle rêverie. 

Fragile mais prêt à tout pourvu que l'enchantement soit épidermique, il est de joie fervente et de mélancolie douce. Nous le savions unique – cette voix d'une plasticité inégalée, entre soie et acier ! - il est l'universel soldat d'un combat au service de l'émotion juste

Guy Darol – Jazz Magazine

 

Line-up:

Hugh Coltman, voix 

Laurent Coulondre, piano

Raphaël Chassin, batterie

Antoine Lahay, guitare

Didier Havet, soubassophone

Jerry Edwards, trombone

Jerôme Etcheberry, trompette

Frédéric Couderc, sax, clarinette