• Guilhem Flouzat (batterie)
  • Sam Harris (piano)
  • Desmond White (contrebasse)

"Ce trio est un joyeux hommage aux orfèvres de Broadway et aux grandes voix du jazz qui ne choisit pas entre la fidélité à l'histoire et l'expression la plus personnelle."

 

"Un swing digne des classiques, un choix judicieux de morceaux, un séquençage parfait et une interprétation toujours superbe, A Thing Called Joe est l'un de ces disque de jazz qui réchauffe le cœur et reste dans la pile près de la chaine stéréo, toujours vers le haut."

Dan Mc Clelaghan, All About Jazz (New York)

 

A Thing Called Joe est une déclaration d'amour au répertoire des standards, par un musicien de 32 ans dont les deux albums précédents étaient une série de compositions soigneusement ouvragées. Ayant vécu sept ans à New York, Guilhem Flouzat s'est toujours beaucoup inspiré de compositeurs et paroliers comme Harold Arlen ou les frères Gerschwin. Il a fait sa spécialité de relever des standards obscurs, d'en retenir les paroles et de les proposer dans les jam sessions, et a aussi secrètement rêvé d'être Sinatra. C'est lors de ses études que s'est fait la rencontre avec un pianiste de la Nouvelle Orléans qui jouait comme un vieux sage et scintillait d'inventivité et d'humour : Sullivan Fortner. Avec lui et le bassiste australien Desmond White, ils se retrouvaient régulièrement en trio et jouaient pour le plaisir des chansons entendues chez Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald ou Nat King Cole.

Il y a un an, alors qu'il travaillait à une série de chansons pour succéder à Portraits (CHOC Jazz Magazine), Guilhem Flouzat reçut une carte postale de son ami et collaborateur Laurent Coq : "Pourquoi n'essaierais-tu pas d'enregistrer le trio avec Sullivan ? Une session informelle de standards et de morceaux faciles ?" Il n'en fallut pas plus pour le convaincre. L'album serait témoignage d'un versant essentiel de son monde musical, et un écrin pour le jeu libre et expressif du pianiste Néo-Orléanais.

Il y eut un après-midi pour faire ensemble une liste de morceaux et réécouter leurs versions préférées, un dîner maison et une conversation entre amis, le lendemain les trois camarades se retrouvaient à Bunker Studios. Ils choisirent les morceaux à tour de rôle, suggérant des arrangements spontanés, ne faisant jamais plus de deux prises. A la fin de la journée, 18 standards étaient prêts. Ensuite vint le travail de distillation pour arriver à la durée d'un vinyl, que l'auditeur puisse retrouver l'expérience des vieux classiques qu'on reprend du début quand le diamant a parcouru le sillon jusqu'au bout.

Entre la langueur fastueuse de There's No You et l'espièglerie d'Oska T, le swing irrépressible de Walking My Baby Back Home et l'aventure délicate de Midnight Mood, ce disque est un joyeux hommage aux orfèvres de Broadway et aux grandes voix du jazz qui ne choisit pas entre la fidélité à l'histoire et l'expression la plus personnelle. 

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